Cap Sainte-Marie et visite guidée du labo
Par Eléonore Vandel - Mission à Madagascar - Lien permanent
L’équipe marée s’est rendue ce matin au Cap Sainte-Marie, le point le plus méridional de Madagascar. On y trouve une réserve spéciale, créée afin de protéger entre autres 14 espèces d’oiseaux et 2 espèces de tortues terrestres (la tortue radiée et la tortue araignée). Les plongeurs y avaient repéré depuis la mer de nombreux platiers, et le seul accès possible était par la réserve. L’accueil réservé aux scientifiques fut très chaleureux.


Comme les plongeurs la veille, les récolteurs ont eu la chance d’observer au large une baleine à bosse. Cette espèce quitte en été les mers froides où elle se nourrit, pour s’accoupler et mettre bas dans des eaux suffisamment chaudes pour les baleineaux. Elles commencent seulement à arriver sur les côtes de Madagascar. Leur migration reste mal connue, mais les scientifiques pensent que cette colonie provient du large de l’Antarctique, à plusieurs milliers de kilomètres au sud.

Cet après-midi à 15h, une visite guidée du laboratoire a été organisée pour les habitants de Lavanono. Une quarantaine d’hommes, femmes et enfants ont été curieux d’observer le travail des scientifiques. Paubert Mahatante, et Berthin Rakotonirina (participants venant de l’Institut Halieutique et des Sciences Marines de l’Université de Tuléar) ont été leurs guides. Ils présentent successivement la station de gonflage des bouteilles, les dragues, quelques spécimens récoltés, le labo photo de Chia-Wei Lin, les algues de Bruno de Reviers, les tables de tri et leurs loupes binoculaires, le barcoding, et enfin la station de tamisage.


Paubert, étudiant à l’IH.SM, est originaire de la région Androy où nous nous trouvons. Il en profite pour expliquer aux villageois l’importance de la scolarisation des enfants, et leur conseille de vendre des zébus pour pouvoir payer leurs études. Ici les zébus sont signe de richesse : plus une famille a de zébus, plus elle est riche. C’est pourquoi ils ne sont pas vendus.


Vue sur Cap Sainte-Marie (crédit photo : Laurent Charles)
(crédit photo : Laurent Charles)
Comme les plongeurs la veille, les récolteurs ont eu la chance d’observer au large une baleine à bosse. Cette espèce quitte en été les mers froides où elle se nourrit, pour s’accoupler et mettre bas dans des eaux suffisamment chaudes pour les baleineaux. Elles commencent seulement à arriver sur les côtes de Madagascar. Leur migration reste mal connue, mais les scientifiques pensent que cette colonie provient du large de l’Antarctique, à plusieurs milliers de kilomètres au sud.

Baleine à bosse (crédit photo : Laurent Charles)
Cet après-midi à 15h, une visite guidée du laboratoire a été organisée pour les habitants de Lavanono. Une quarantaine d’hommes, femmes et enfants ont été curieux d’observer le travail des scientifiques. Paubert Mahatante, et Berthin Rakotonirina (participants venant de l’Institut Halieutique et des Sciences Marines de l’Université de Tuléar) ont été leurs guides. Ils présentent successivement la station de gonflage des bouteilles, les dragues, quelques spécimens récoltés, le labo photo de Chia-Wei Lin, les algues de Bruno de Reviers, les tables de tri et leurs loupes binoculaires, le barcoding, et enfin la station de tamisage.
Berthin et Bruno présentent la méthode de séchage des algues (crédit photo : Eléonore Vandel)
Observation à la loupe binoculaire (crédit photo : Eléonore Vandel)
Paubert, étudiant à l’IH.SM, est originaire de la région Androy où nous nous trouvons. Il en profite pour expliquer aux villageois l’importance de la scolarisation des enfants, et leur conseille de vendre des zébus pour pouvoir payer leurs études. Ici les zébus sont signe de richesse : plus une famille a de zébus, plus elle est riche. C’est pourquoi ils ne sont pas vendus.
Paubert explique comment utiliser la drague (crédit photo : Eléonore Vandel)
Visite de la station de tamisage (crédit photo : Eléonore Vandel)