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Our Planet Reviewed - Expedition Papua New-guinea :: Rubriques

Our Planet Reviewed - Expedition Papua New-guinea

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Situation

 

 

La Papouasie-Nouvelle-Guinée fait partie de la Mélanésie, un des sous-ensembles de l’Océanie. Elle comprend les îles de Nouvelle Guinée, les Salomon, Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie. L’île principale, située entre l’équateur et le 10ème degré de latitude sud, au nord-est de l’Australie, est l’une des plus grandes du monde (1 000 000 km2). Au large un arc montagneux orienté au nord-est rassemble l’archipel Bismarck, la Nouvelle Bretagne, la Nouvelle Irlande, les Buka et Bougainville, soit environ 600 îles et atolls dispersés dans l’océan Pacifique. On rencontre principalement deux types d’îles : celles montagneuses à barrière de corail ou celles de type corallien plates et entourées de lagons.

La grande île est traversée par une chaîne de montagnes d’origine volcanique de plus de 5 000 mètres de hauteur, qui forme une succession de crêtes et de vallées encaissées parcourues de rivières. Ces hautes terres bénéficient d’un climat tropical d’altitude. De part et d’autre de la chaîne centrale un vaste plateau descend par paliers vers d’immenses plaines marécageuses comme celle du fleuve Sepik au nord-ouest et de la Fly River au sud. Ces différents milieux recèlent des milliers d’espèces végétales et animales, certaines étant spectaculaires comme les paradisiers ou les casoars.

 

Peuplement

 

Durant la dernière période glaciaire l’Australie, la Tasmanie et la Nouvelle-Guinée ne forment qu’une seule terre « Sahu » séparée de quelques kilomètres du continent asiatique « Sunda ». Les voisins passent par l’Indonésie à bord de pirogues, de radeaux et colonisent cet ensemble insulaire, il y a 46 000 ans environ. Ces populations sont poussées à l’intérieur de l’île par une vague de migrations plus récente provenant elles aussi de l’Asie du  sud est.

Les descendants de la première colonisation sont des pygmées à cheveux roux et aux yeux verts, ils vivent encore dans les montagnes centrales les plus reculées. Les Papous,  majoritaires, sont issus de la deuxième vague migratoire. Ces marins-commerçants s’installent sur les côtes et les îles avoisinantes. Sur les littoraux, un troisième type de population, issue de longs métissages insulaires, apparaît progressivement.

Découverte et domination

 

Au XVIe siècle, le gouverneur portugais des îles Moluques parvient en Nouvelle Guinée et entre en contact avec les populations de la côte. Il nomme cette terre « île des Papous », ce qui signifie en malais « crépu », ou « terres de l’archipel situées à l’est » dans la langue des Moluques. Il semble que la dénomination un peu plus tardive de « Nouvelle Guinée » est due à un navigateur espagnol qui remarque la ressemblance des Papous avec les Guinéens d’Afrique. En 1606, Torres franchit le détroit qui lui doit son nom entre l’Australie et la Nouvelle Guinée, confirme l’insularité de l’endroit et s’en empare au profit de la couronne espagnole avant que les Hollandais ne s’attribuent le droit exclusif d’y commercer sans que l’exploration ou l’occupation des territoires ne se matérialisent pour autant.

Au XVIIIe le profit commercial se double d’un intérêt scientifique. Les expéditions menées par Bougainville et Cook recueillent de multiples échantillons zoologiques, botaniques, ethnographiques en Océanie. Dumont d’Urville y effectue trois repérages entre 1826 et 1829. Il se contente de donner le nom de son bateau à la baie de l’Astrolabe sans débarquer. La connaissance de l’île reste donc très superficielle.

La grande phase de domination coloniale s’ouvre au XIXème siècle. Les Hollandais s’approprient l’ouest dans la continuité de leurs possessions indonésiennes en traçant une frontière longitudinale arbitraire qui coupe l’île en deux en suivant le 141e méridien. Ils y implantent des comptoirs commerciaux. A l’est, les Allemands installent des plantations de coprah en utilisant la main d’œuvre locale. Mais pour contrecarrer les ambitions allemandes, l’Angleterre institue en 1884 un protectorat, vite transformé en colonie. Anglais et Australiens s’installent dans le sud à partir de la capitale administrative, Port Moresby, qui rassemble des commerçants, des exploitants de minerais de cuivre et d’or, des missionnaires. Ce territoire administré par l’Australie en 1906 est nommé Papouasie.  Après la 1ère Guerre Mondiale, la Nouvelle Guinée allemande est confiée à l’Australie dont la domination s’étend sur toute la partie orientale.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le pays sert de terrain d’affrontement aux Américains et aux Japonais. En 1946, le mandat australien sur la Nouvelle-Guinée est reconfirmé ce qui permet d’établir une entité orientale qui prend, en 1949, le nom de Papouasie-Nouvelle-Guinée. En 1961, alors que les Hollandais essaient de préparer l’indépendance de la partie occidentale de l’île, les premières élections libres permettent de créer un parlement national. Mais pour éviter que l’Indonésie ne bascule dans le camp soviétique, dans le contexte de la guerre froide, les puissances occidentales la laissent administrer l’ancienne possession hollandaise qui devient en 1963 l’Irian Jaya. Ce qui a suscité l’apparition de mouvements indépendantistes qui s’opposent aujourd’hui encore à la domination indonésienne. La Papouasie-Nouvelle-Guinée devient quant à elle, indépendante en 1975, à sa partie orientale s’ajoutent les îles Bougainville, la Nouvelle-Bretagne et la Nouvelle Irlande.