
Objectifs :
Cette fiche fournit une iconographie commentée relative aux méthodes de récolte des échantillons pendant l’expédition au Mozambique et à leur transport, notamment jusqu’en Europe, en vue de l’analyse et la détermination de ces échantillons, ainsi que l’éventuelle description de nouvelles espèces.
Contexte :
L’expédition s’est déroulée au Mozambique de début novembre à mi décembre 2009. De nombreux échantillons ont été récoltés puis préparés pour leur transport jusqu’aux instituts scientifiques chargés de leur étude.
Les écosystèmes au Mozambique sont encore peu connus et les chercheurs de l’expédition Mozambique-Madagascar trouveront peut être de nouvelles espèces dans les échantillons collectés, ce qui ne sera pas avant plusieurs mois.
Les scientifiques se sont principalement concentrés au Mozambique sur la collecte d’échantillons dans 4 domaines : botanique, ornithologie, entomologie, herpétologie. Pour chacun de ces domaines, les méthodes de collecte et de préparation en vue du transport sont spécifiques.
Documents :
Document 1 : collecte et transport des échantillons en botanique
Le repérage des zones à explorer se fait sur carte avec les photos satellites de la région et avec le GPS.
Pour des informations plus détaillées sur la technique de réalisation d’un herbier, consulter aussi la fiche « réalisation d’un herbier à partir d’algues ».
Les échantillons ont été divisés à Maputo (Mozambique) en 5 lots identiques pour être envoyés au LMA Herbarium (Herbier National du Mozambique), à Paris au Muséum National d’Histoire Naturelle, à l’herbier d’Afrique du Sud, en Angleterre à Londres (Royal Botanical Garden de Kew), le cinquième lot restant à Maputo (Instituto de Investigação Científica de Mozambique Herbário / LMC). Les espèces vont être étudiées et déterminées à Londres, courant mars 2010, au jardin botanique de Kew où se trouvent les spécialistes des plantes d'Afrique du Sud Est.
Il s'écoule donc un minimum de deux mois entre la récolte et la première étude des échantillons, si l'acheminement se passe bien (dédouanement, problèmes phytosanitaires, etc...)
Document 2 : collecte et transport des échantillons en ornithologie
Le repérage et la détermination se fait avec les jumelles pour les oiseaux de grande taille ou à vol haut.
Les autres espèces sont prises au filet.
Pour la plupart, elles sont ensuite relâchées. Seuls quelques spécimens ont été empaillés sur place et rapportés par les chercheurs avec les bagages, en respectant les autorisations nécessaires.
Les scientifiques n'ont pas trouvé de nouvelle espèce, mais il a été constaté pour quelques oiseaux, une extension de l'aire d'habitat jusqu'à présent connue.
Document 3 : collecte et transport des échantillons en entomologie
Les espèces sont observées et photographiées sur le terrain avant la capture avec enregistrement des chants (cigales, criquets...). Il n'y a pas toujours besoin de pièges, les animaux sont capturés à la main ou aspirés dans un flacon, par l'intermédiaire d'un tube ou pris dans un filet.
Les pièges sont variés. Ils peuvent être posés en hauteur, parfois avec une substance pour attirer les spécimens, ou lumineux pour les insectes nocturnes.
Un prélèvement est réalisé sur une patte (la patte P2 précisément) pour l'analyse d'ADN. Cette analyse génétique, qui va être faite à Paris au MNHN, permettra d'affirmer ou non l'hypothèse de la découverte d'une nouvelle espèce.
En effet, sur les centaines d'espèces observées, il y aura certainement de nouveaux insectes découverts. Des échantillons ont été rapportés directement à Paris, dans les bagages, conservés dans l'alcool.
Document 4 : collecte et transport des échantillons en herpétologie
Les « reptiles » ont été prélevés à la main (voir la vidéo sur le blog de la mission).
Comme pour les insectes, les chercheurs ont photographié les espèces, les ont étiquetées, mesurées et ont réalisé un prélèvement de peau. Plusieurs animaux sont dessinés.
Quelques espèces ont été rapportées. Il y aura probablement des espèces nouvelles décrites à la suite de cette mission.
