La Planète Revisitée : Expéditions Guyane Française

Objectifs

La planète revisitée

Mieux connaître pour mieux conserver

 

Les résultats obtenus au cours des expéditions de « La Planète Revisitée » permettront de compléter les connaissances sur la biodiversitécontraction du syntagme « diversité biologique » proposé en 1985 par le biologiste américain Edward O. Wilson, professeur à l’université de Harvard. La définition actuelle est la variabilité du vivant à différents niveaux d’organisation (gène, espèce, écosystème)., tant marine que terrestre. Ils serviront également à forger les outils nécessaires à la mise en place, de politiques de conservation adaptées à chaque région. Dans cette perspective, les inventaires menés dans le cadre de « La Planète Revisitée »  auront notamment pour objectif de raccourcir le « temps taxonomique » : il s'écoule en moyenne 9 ans entre le moment où une nouvelle espèce est collectée sur le terrain et celui où sa description paraît dans la littérature scientifique. En faisant évoluer les savoir-faire, en utilisant les nouvelles technologies et en établissant des priorités, les chercheurs participant à « La Planète Revisitée » diminueront le délai entre collecte, analyse et mise à disposition des informations pour les acteurs de la conservation. Leurs inventaires permettront également de discuter le concept de hotspot, notion qui continue à alimenter le débat scientifique plus de 15 ans après sa création.

Récolte de spécimen lors de l'expédition Santo 2006.

Récolte de spécimen lors de l'expédition Santo 2006.

[© MNHN]

 

Enfin, les scientifiques de « La Planète Revisitée » ambitionnent de replacer les expéditions naturalistes dans le contexte des sociétés humaines. En faisant travailler ensemble paléoclimatologuesspécialiste en Sciences de la Terre qui étudie les conditions climatiques ayant régné sur des milliers ou millions d’années et cherche à expliquer leur évolution, grâce aux dépôts continentaux, aux sédiments marins, aux glaces polaires..., archéologues, ethnologues, juristes et économistes, mais aussi journalistes, illustrateurs, enseignants et cinéastes, ils espèrent susciter un sentiment d'appropriation culturelle de la biodiversité, et faire prendre conscience de l'importance de sa préservation.

Un programme ambitieux, mais indispensable pour pouvoir espérer changer le cours des choses.