La Planète Revisitée : Expéditions Guyane Française

Missions_hauturieres

Canal du mozambique

Mission hauturière dans le nord du Madagascar, Nosy-Bé

Mission hauturière dans le nord du Madagascar, Nosy-Bé

[© Sur Le Toit | MNHN]

Mission hauturière dans le sud du Mozambique

Mission hauturière dans le sud du Mozambique

[© Sur Le Toit | MNHN]

Les ravages de la surpêche

 

Dans le Canal du Mozambique, qui sépare Madagascar du continent africain, les chercheurs s'intéresseront à une zone plus profonde, la zone bathyale.
Un partenariat avec l'Institut Espagnol d'Océanographie (Instituto Espanol de Oceanografia) a déjà permis de réaliser une campagne préliminaire. En avril 2009, pendant une petite dizaine de jours de mer, 18 participants de diverses nationalités (espagnols, mozambicaines, américains, taïwanais, français) ont effectué 45 opérations de dragage et de chalutage, entre 100 et 1800 m de profondeur, sur des fonds crevettiers du sud du Canal du Mozambique. Ces opérations ont été rendues possible par le déploiement dans la région du Vizconde de Eza, un navire océanographique de dernière génération appartenant à l'Institut Espagnol d'Océanographie. Conçu et équipé pour la recherche océanographique, ce bateau de 53 mètres de long a déjà effectué 13 campagnes dans des eaux africaines.

Localisation des missions hauturières dans le canal du Mozambique

Localisation des missions hauturières dans le canal du Mozambique

[© Sur Le Toit | MNHN]

 

 

Il s'agira désormais d'approfondir les recherches, afin d'obtenir une vision plus claire de la biodiversité présente dans cette partie du Canal du Mozambique. Une région qui, comme de nombreuses autres un peu partout sur le globe, n'est pas épargnée par l'épuisement des ressources marines lié à la surpêche. Après être passé de 5 millions de tonnes par an à la fin du XIXe siècle à 86 millions de tonnes pas an à la fin des années 1980, les proportions de prises mondiales déclinent. L'amenuisement des stocks à proximité des côtes amène les exploitants à chaluter à des profondeurs de plus en plus grandes, parfois jusqu'à 2000 ou 3000m.

Selon l'Institut de Recherche et Développement, chaque année ces chalutages profonds raseraient au fond des océans une surface cent cinquante fois plus importante que celle détruite par la déforestation ! Ces pratiques ravagent pour longtemps des écosystèmes ayant fait l'objet de très peu d'études scientifiques, comme le Canal du Mozambique.

Le Vizcondé de Eza

Le Vizcondé de Eza

[© MNHN]